Bienvenue à toutes et à tous

C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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mardi 10 juillet 2012

Hon.yama, Yokosawa

Suite de ma sélection de thés de Hon.yama, voici un thé venant cette fois encore du secteur de Tamakawa, mais de Yokosawa cette fois-ci. Il s'agit encore d'un thé de Monsieur Tsukiji, que j'ai évoqué ici. Bien que de haut vol, ce thé est plus raisonnable que l'exceptionnel Tôbettô.

Entre nombre de thés de Yokosawa de Tsukiji-san de plusieurs gammes de prix, celui-ci est celui qui m'a tout de suite sauté au yeux, dès l'infusion méthode d'examen.
Voilà donc un futsumushi sencha, étuvage standard, minimaliste même (là encore se référer au post précédent) au plus près de ce que veulent bien nous donner les théiers eux-mêmes.
Les feuilles sont de longues et épaisses aiguilles, vert sombre, rien que cela c'est déjà un vrai plaisir.
J'ai utilisé 4g de ces belles feuilles pour un peu plus de 60ml d'eau à 60°C environ. Infusion un peu plus concentrée encore qu'à mon habitude... la raison ? futile et pratique : la taille de ma tasse. Mais il ne faut pas avoir peur de concentrer avec ce type de belles grosses feuilles, elles non que du bon à donner.
1min30.
Limpidité parfaite de la liqueur, jaune-dorée envoutant. Parfum vert, printanier et sucré, très pur, essence même des bons thés de montagne.
Cette session avec ce sencha fut aussi l'occasion d'inaugurer une nouvelle théière, très modeste, bon marché, petite (150 ml) banko-yaki. Je n'ai pas l'habitude de banko-yaki, utilisant jusqu'à présent surtout des Tokoname-yaki (sans que cela soit une tendance spécialement volontaire). Sincèrement, je ne suis pas certain que ce ne soit pas un effet de mon imagination, mais il me semble que cette théière aiguise un peu plus les saveurs que mes Tokoname, avec un très bon rendu en gorge une fois la liqueur en bouche et avalée, au détriment du nez, du parfum émanant de la liqueur dans la tasse. En tout cas avec ce thé, car il m'a sembler voir le parfum s'épaissir au contraire avec un kama-iri (le Minama-Sayaka).
J'essaierai de faire quelques tests comparatifs à l'occasion.

Bien sûr, cette liqueur ne présente pas d'arômes extravagant comme peuvent le faire de rares cultivars insolites, nous avons ici un Yabukita, avec beaucoup de profondeur, de la subtilité, de l'équilibre. Une très légère pointe d'astringence sur beaucoup de douceur. C'est léger mais en même temps très plein, un peu fruité et floral. Le plaisir encore une fois d'un authentique thé japonais dans la tradition. 
Les infusions s'enchainent avec plaisir. J'en ai fait 5, toutes très satisfaisantes. Je monte la température à chaque fois, 20s, puis environ 1min, 1min30, temps plus indéterminé pour la cinquième, surement 2 min et des poussières. La liqueur se trouble très très légèrement sur les 2èmes et 3ème infusions avant de redevenir parfaitement translucide sur les suivantes. Toujours légères et rafraichissante, l'astringence prend naturellement de l'ampleur. Le parfum vert et sucré reste présent, mais on perd de l'aftertaste sur les 4ème et 5ème.
Ce type de sencha à l'étuvage traditionnel peut paraître au départ plus difficile que de gros fukamushi sencha épais et douceâtres que dont on ne ratera jamais vraiment l'infusion, mais qui laissent moins de possibilités de méthodes de préparation aussi. Mais réussis, ce type de sencha traditionnel soigneusement étuvé puis malaxé donnera selon moi bien plus de plaisir, toujours renouvelé. Et puis même un peu raté, la liqueur nous gratifiera toujours au moins d'un formidable aftertaste, de la longueur, quelque qui se sent aussi avec la gorge, alors que nombre de fukamushi en sont dénués ou alors laissent en bouche une pellicule sucrée certes agréable mais qui manque de longueur et surtout de subtilité.