Bienvenue à toutes et à tous

C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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lundi 19 novembre 2012

Sencha de Shiga, concours du Kansai

Voici le thé du département de Shiga (au nord de Kyôto, de l'autre côté du lac Biwa), de la commune de Tsuchiyama que j'avais déjà évoqué ici. Cette œuvre de Ono Naomi à concouru au concours du Kansai (région de Kyôto, Osaka, Nara, etc) dans la catégorie la plus prisée, "futsumushi sencha, 4 Kg". Récolte manuelle.

Celui-ci m'avait au premier coup d’œil attiré par ses feuilles certes étincelantes, mais à la forme différente des critères des concours (effilées, lisses), elles sont dodues, un peu torsadées, vibrantes de santés.

Les concours sont des compétitions aux critères bien établis, qui servent à juger l’habileté des producteurs, et qui laissent peu de place à l'originalité. Le cultivar est bien sûr ici Yabukita.
Ainsi, ce ne sont pas forcement les thés primés les plus intéressants.

Les sencha de concours peuvent être préparés avec des paramètres de type gyokuro, peu d'eau, très tiède, mais quelque chose de plus soft me semble bien adapté ici. 60°C, un peu plus même, 1min20s, sur 4-5g de feuilles pour un standard 70ml.
On profite alors du parfum végétal très pur de ce thé, sans excès de douceur. Il en va de même avec la liqueur, certes très douce, on ne tombe pas dans la "soupe d'acides aminés", cette douceur garde un caractère naturel, un peu crémeux. Surtout, on profite de la structure végétale des saveurs et de l'aftertaste, pas un végétal "herbe coupée", mais LE végétal feuille en train d'être étuvé. Un pur goût de feuille de thé, sans astringence !
On peut continuer sans forcer sur plusieurs infusions, en augmentant à chaque fois la température. 20s, 30s, 50s. Ainsi, pas de montée d'astringence, la douceur se fait de plus en plus discrète, et on continue à apprécié ces saveurs simples de feuilles de thé fraiches.
La longeur est bien là, mais légère et discrète, à l'image de ces infusions, délicates et simples.

Ce thé pourrait bien sûr être préparer avec de l'eau légèrement plus tiède encore, et surtout avec presque moitié moins d'eau, il serait alors plus puissant, riche, mais on perdrait de sa pureté, de sa gentillesse. Pour un thé pas 100% en phase avec les critères des concours, pourquoi une infusion pas 100% en phase avec les critères des concours ?

Je note que la théière rouge de Setsudô présentée précédemment adouci encore bien plus ce thé que la verte des photos (œuvre de Yûsen) .