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C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

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vendredi 14 avril 2017

Gyokuro de Uji-Shirakawa, cultivar Samidori

Voici encore un nouveau thé ombé, un gyokuro 2016. Pour ceux qui s'étonne encore de me voir sortir maintenant un gyokuro 2016, merci de vous référer, par exemple à cet article sur le gyokuro Gokô de Kyô-Tanabe, ou celui-ci à propos du matcha Saemidori de Uji.
Uji-tawara, district de Shirakwa à Uji, Kyô-tanabe, j'ai proposé cette année une belle gamme de gyokuro cultivar Gokô. Celui-ci est en effet l'un des plus représentatifs des cultivars (=cépage) à thé ombré de Uji. En revanche je ne proposais qu'un seul Samidori, qui est pourtant l'autre cultivar très représentatif des gyokuro, mais aussi des tencha (matériau brut non moulu du matcha). Après celui de Kyô-Tanabe en voici donc un autre en provenance cette fois ci de Shirakawa à Uji.
Samidori peut apparaître comme plus classique et simple, moins typé que Gokô ou Uji-hikari par exemple.  Pourtant, ce nouveau gyokuro montre une personnalité forte, avec des qualités aromatiques très marquée.
Il s'agit comme celui de Tanabe d'une entrée de gamme dans le club restreint des vrais gyokuro, récoltés manuellement en plantation "shizen-shitate" (les théiers ne sont pas taillés, après l'unique récolte annuelle au printemps, les arbustes sont coupés à une trentaine de centimètres du sol, puis repoussent librement jusqu'au printemps suivant), avec ombrage sous tonnelle pendant plus de 3 semaines.

Ce gyokuro de Shirakawa est caractérisé par un parfum et des arômes très intenses, qui sont à la fois floraux et évoquent des agrumes sucrés, comme l'orange ou la mandarine. Shirakawa à Uji est connu comme zone de production de gyokuro parfumés, mais l'on peut aussi pensé (comme le suggère une préparation type concours ou examen) qu'un léger flétrissement (un défaut en principe) des feuilles aurait pu accentuer ce parfum. Toujours est-il que ces parfums, présents tout au long des dégustations sur 4 ou 5 infusions, offrent une sensation aromatique délicieuse qui se marie à merveille avec l'umami toujours très présent en bouche.
Si la liqueur n'a pas la pureté et le volume gigantesque de gyokuro plus haut de gamme, on n'y ressent jamais vraiment d'astringence, ni de lourdeur non plus.
Ainsi, ce gyokuro propose une porte d'entré très accessible à ce genre de thé.


Bien sûr, une dégustation en parallèle avec le gyokuro Samidori de Kyô-tanabe, plus conventionnel mais tout aussi excellent et abordable, est conseillée.

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